Le vieux Mons réinventé par l’IA

Du croquis à la ville médiévale réaliste : Mons réimaginée par l’IA

Introduction

Ce projet est né d’un croquis authentique représentant la ville de Mons, utilisé ici comme base artistique et historique pour une réinterprétation médiévale réaliste. L’objectif n’était pas de réinventer la ville, mais de la faire renaître dans un autre temps, en respectant sa topographie et ses monuments emblématiques, notamment le beffroi, tout en enrichissant la scène par une approche artistique plus immersive grâce aux outils d’intelligence artificielle.

Ce travail s’inscrit à la croisée de l’histoire, de l’illustration et des technologies créatives émergentes.


1. Le point de départ : le croquis original de Mons

Croquis ancien de la ville de Mons – vue médiévale simplifiée

Description : Croquis original et authentique représentant la ville de Mons vue en élévation, avec ses remparts, son relief et ses premières structures urbaines. Mons, gravure de Balthasar Moretus, 1639
A l’avant-plan, à gauche, la Porte des Guérites (grosso modo à l’intersection du Bld Dolez et de l’Av. Frère Orban; à droite la Porte d’Havré, et entre les deux, l'”étang des Prestres”, occupant la zone actuelle des rues Brisselot, de l’Alchimiste, du Fisch Club, et de l’impasse Fauconnier

Ce dessin constitue la base fondamentale du projet. On y distingue la structure générale de la ville, le relief naturel (le “mont”), ainsi que plusieurs tours et remparts.

L’élément le plus important à préserver est :

  • la position dominante de la plus haute tour à l’intérieur de la ville
  • le relief central correspondant à la colline historique
  • l’organisation circulaire et fortifiée de la cité

Le défi à ce stade était simple : comment passer d’un trait brut à une vision immersive et réaliste de la ville de Mons durant le Moyen Âge ?


2. Premier travail d’interprétation et de structure

Interprétation artistique de la ville médiévale de Mons avec perspectives retravaillées

Description : Première interprétation générée à partir du croquis, avec une mise en perspective plus poussée et une organisation spatiale améliorée des bâtiments.


À cette étape, le croquis est reformulé en une scène plus lisible :

  • Ajout de profondeur et de ligne d’horizon
  • Apparition d’une première perspective atmosphérique
  • Différenciation des tailles de bâtiments pour renforcer la hiérarchie visuelle
  • Mise en valeur du point culminant correspondant au futur beffroi

La ville commence à prendre vie.


3. Intégration des caractéristiques réelles du beffroi de Mons

Beffroi de Mons intégré dans une représentation médiévale réaliste de la ville


Description : Version retravaillée intégrant la coiffe arrondie (“boule”) du véritable beffroi de Mons sur la tour la plus haute du dessin.

Dans cette phase du travail, la plus haute tour représentée sur le « mont » a été clairement identifiée comme devant correspondre au beffroi de Mons, élément fondamental de l’identité visuelle et historique de la ville.

Le célèbre dôme bulbeux (coiffe en “boule”), caractéristique unique du beffroi de Mons, a donc été intégré sur cette tour dominante afin de rendre la scène immédiatement reconnaissable et géographiquement cohérente. Dans cet étape, l’IA s’est aussi basée sur des photos existantes du Beffroi pour arriver ce résultat.

Il est important de souligner que, même si la forme générale du beffroi est restée fidèle à son style baroque d’origine (XVIIe siècle), l’édifice a connu plusieurs phases de restauration et de consolidation au fil des siècles, notamment en raison de :

  • l’usure naturelle du temps
  • d’importants travaux de stabilisation
  • les conséquences directes et indirectes des conflits (dont les deux guerres mondiales)
  • une grande campagne de restauration menée entre la fin du XXe siècle et 2015

Ces interventions ont concerné la toiture, la charpente, les pierres extérieures et les structures internes, mais sans transformation radicale du style architectural initial. Le beffroi que nous connaissons aujourd’hui reste donc proche de sa conception originelle, tout en intégrant des techniques modernes de préservation.

Dans ce projet artistique, le beffroi ne prétend pas représenter un état exact à une date précise, mais plutôt une interprétation crédible et cohérente, fusionnant :

  • son identité architecturale emblématique
  • un contexte urbain médiéval
  • et une vision artistique immersive

Cette intégration ne transforme donc pas simplement l’image en un décor générique ; elle en fait une relecture localisable, vraisemblable et respectueuse de l’histoire, tout en laissant une liberté poétique liée à la nature du projet.


4. Choix artistiques : matériaux, textures et couleurs

Palette de couleurs médiévales en pierre bleue pour la ville de Mons - non utilisée dans la version finale


Description : Version colorisée avec une dominante pierre gris/bleu, inspirée des matériaux traditionnels de la région. Non utilisée dans la version finale.

Le choix des couleurs n’a pas été fait au hasard.

Palette principale :

  • Gris bleuté : pierre bleue typique de la région (Petit Granit)
  • Bruns foncés : bois, charpentes, poutres
  • Verts désaturés : végétation naturelle et overgrowth
  • Ocres doux : routes, poussières et zones moins minérales

Cette palette crée une ambiance :

  • plus froide
  • plus nord-européenne
  • plus crédible historiquement

Les bâtiments ont été traités comme s’ils étaient réalisés en :

  • pierre taillée
  • chaux
  • bois brut
  • ardoise

Le but : s’éloigner du style fantasy générique pour revenir à une esthétique médiévale européenne réaliste.

L’importance du regard humain face à l’IA

Cependant, bien que la palette de couleurs (gris/bleu) corresponde parfaitement aux matériaux historiques de Mons, en particulier la pierre bleue, cette génération a été volontairement écartée du projet final.

En effet, l’intelligence artificielle a :

  • altéré la structure du beffroi
  • supprimé sa coiffe arrondie caractéristique
  • modifié sa silhouette historique

Cette transformation rendait l’architecture incompatible avec la réalité du beffroi de Mons, ce qui allait à l’encontre de la démarche de fidélité et de relecture historique entreprise dans ce projet.

Cette étape illustre cependant un point essentiel dans un processus créatif assisté par IA :

l’importance du regard humain pour valider, corriger et écarter certaines propositions, même visuellement séduisantes.

C’est précisément cette exigence de cohérence qui a guidé la suite du travail, menant à une version ultérieure où la coiffe originale fut conservée.


5. Génération de “rush” pour la vidéo

Animations générées par IA de la ville médiévale de Mons.


Description : Série d’images générées à partir de la scène principale pour créer du mouvement (survole de la ville en 3D). Le point de départ pour générer différents angles, plans serrés et variations atmosphériques via les outils IA de générations videos. L’image fixe devient un véritable décor cinématographique.


Conclusion

À partir d’un simple croquis historique, ce projet a permis de :

  • Donner une “nouvelle vie” à la ville de Mons
  • Fusionner patrimoine et intelligence artificielle
  • Créer un univers visuel cohérent, crédible et poétique
  • Ouvrir la voie à une utilisation audiovisuelle et narrative

Ce travail ne remplace pas l’histoire : Il l’illustre, l’honore et l’amplifie.

Le rush final, représentant la ville de Mons en 3D, a ensuite été intégré à un projet plus ludique, donnant naissance à un clip musical IA sur le thème heroic fantasy – Donjons & Dragons : Les Chants des Royaumes Oubliés.